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dimanche 20 novembre 2011

J'ai pas eu de M2 : Episode 2. Chercher un stage

Vous n'avez pas eu de M2 cette année, malgré tous vos efforts et toutes vos espérances. Que faire pour vous remettre dans la course ? 

Si par rapport à la concurrence, il vous manque de l'expérience de terrain (c'est fréquent), il vous faut donc réaliser des stages en institution ou entreprise selon la spécialité recherchée. Malheureusement, un stage professionnel de niveau M1 nécessite une convention tripartite signée entre l'institution, le stagiaire et l'organisme tiers de formation. Problème : Comme vous avez déjà validé votre M1 il ne vous est donc pas possible de vous y réinscrire cette année.
  • Si je me réinscris dans une autre spécialité ça marche ... ?
    Tout dépend si vous avez modifié votre projet professionnel. Si vous pensez que le type de M2 que vous aviez visé ne vous correspond pas forcément, ou que vous trouvez dans une autre spécialité un parcours professionnel intéressant, oui pourquoi pas si ce choix n'est motivé que par dépit. Par contre, si vous maintenez ferme votre projet, le choix d'un autre Master ne sera pas forcément pertinent et aura beaucoup de chance de vous mettre des bâtons dans les roues car on vous demandera de réaliser un stage en lien direct avec la spécialité choisie et donc plus éloigné de l'esprit du M2 désiré. Enfin, si ce M1 "de seconde chance" choisi est proche de votre spécialité désirée, c'est risqué et il faut bien en discuter avec le responsable de ce Master qui pourra vous conseiller ou déconseiller ce choix.
  • ... ou une année inférieure ?
    Je déconseille pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il est peu probable que l'université vous accepte dans un niveau inférieur à votre qualification. Vous ne trouverez aucun intérêt personnel et professionnel dans le contenu des cours. Et si vous imaginez ne pas assister aux cours, le stage que l'on vous accordera ne sera pas de niveau M1 et donc décrédibilisera votre CV.
  •  Ai-je forcément besoin d'être inscrit en université pour avoir le droit de faire un stage ?
    Non. Pôle Emploi a déjà fourni des conventions dans des conditions très spécifiques. Il faut vous renseigner auprès d'eux. Vous pouvez aussi faire un stage sans convention, mais cela frise l'illégalité et vous ne pourrez le faire valoir lors du jury M2 par le biais d'une attestation. Vous pouvez autrement être embauché en tant qu'employé dans une institution en lien avec votre spécialité et votre population, mais ce ne sera pas en tant que psychologue, donc ce sera au rabais de ce que peut valoriser un stage M1 psychologie. Donc vous l'aurez compris, c'est principalement l'université qui est la mieux placée pour délivrer un stage bénéfique pour vos prochaines candidatures.
  •  Que me reste-t-il comme possibilités ?
    Il y en a d'autre c'est sûr et je ne les connais pas toutes. La solution la plus populaire dans votre cas est de choisir un Diplôme Universitaire, dit D.U
    . 
 Mais avant de choisir un D.U ou une institution pour un stage, il est obligatoire de s'assoir confortablement, de prendre une tasse de café, de mettre de la musique d'ambiance, et mettre votre cerveau en marche. Vous êtes en condition pour faire le point sur votre vie, sur votre vision de l'avenir, et pour vous mettre en phase avec votre projet professionnel.

J'ai pas eu de M2 : Episode 1

Catastrophe !! Le monde est prêt à s'écrouler sous mes pieds. Je n'apparais pas dans les listes d'admission du dernier Master 2 auquel j'ai candidaté. Que va-t-il se passer ensuite ?
C'est un moment difficile à vivre, et j'aimerais savoir pourquoi ? Tout d'abord, je pense immédiatement au fait que je n'aurai peut-être pas de seconde chance l'année prochaine pour intégrer un M2. J'ai peur qu'après tant de travail et de sacrifices donnés pour la psychologie, tout soit remis en question et n'aboutisse en fin de compte qu'à une réorientation en-deçà de mes ambitions. C'est un sentiment d'échec qui ébranle mon amour propre voire un sentiment de colère contre l'université, le système, même tous ceux qui sont "passés" (on ne sait pas vraiment comment n'est-ce pas ? ;-)). Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Il va falloir faire quelque chose de cette année qui s'annonce bien vide de projets. 

Si vous êtes dans ce cas, sachez que cet échec relatif n'est pas si négatif qu'il n'en parait a priori. Une année s'offre à vous pour vous étoffer, pour vous affuter, pour donner un sens plus concret à votre avenir, pour donner plus de sens à votre vie personnelle et intime. Vous trouvez sans doute cette affirmation bien optimiste et trop décalée de votre réalité, attristée par la nouvelle de non-admission. Ce que vous voulez c'est être psychologue en définitive, du coup ça ne vous avance pas beaucoup dans l'histoire tout ça... et pourtant.

Oui, vous partez d'un échec donc les choses ne sont pas roses en soi au début. Ce qui peut poindre sur le nez de l'étudiant ce sont les gros moments de blues, de la déprime voire de la dépression. Cela vient en grande partie de cette impression de vide qui envahit l'avenir (bien tracé depuis plusieurs années, auquel on s'est efforcé de croire malgré les incertitudes) et qui envahit peu à peu le quotidien. Difficile d'imaginer que des milliers d'étudiants vont faire leur rentrée et que soi-même on en a pas le droit, difficile de se motiver à remplir ses journées alors qu'on veut tout simplement être en cours, en toute quiétude, comme il en a été jusqu'à maintenant. Vous vivez en quelque sorte les affects du chômeur et cette situation est difficile à gérer pour tous. Alors que faire ? 1) Combler le vide 2) Combler le vide intelligemment
Premièrement, savoir s'entourer, ne pas se laisser tenter par l'isolement physique et relationnel. Votre famille, vos amis, vos camarades, peuvent venir vous voir plus fréquemment (mais pour cela il faut déjà que vous leurs ayez dit que vous en avez besoin). Leur présence est une chose qui ne résout rien pour votre avenir professionnel, mais, et c'est déjà beaucoup, elle vous donnera des forces pour établir et mettre en application votre stratégie pour l'année à venir. Dès la rentrée de septembre, le grand problème est le manque de rythme hebdomadaire. Il remplace brutalement les emplois du temps universitaires qui avaient l'avantage de bercer chaque trimestre. Si vos semaines ne sont pas programmées et sont dépourvues d'objectifs, ce peut être très dommageable pour le moral. Chaque soir, anticipez ce que vous avez à faire le lendemain. Chaque journée, fixez-vous un temps de travail effectif. Mais reste à savoir ce que peut être ce travail.

Il faut maintenant profiter de cette année pour qu'elle devienne, dans les faits et surtout pour vous, une valeur ajoutée à votre profil d'étudiant psycho futur professionnel et une source de satisfaction personnelle.

La solution la plus employée : ne pas tarder suite à l'annonce de non-admission à s'inscrire à une formation en psychologie ou explicitement complémentaire de votre cursus LMD. En effet, il faut avant tout vous dire que votre candidature a péché, quelque part, et il faut l'accepter même si vous vous y refusez encore, puis chercher d'où vient le problème. (Un appel téléphonique aux jurys de Master qui vous ont évincé de la course pourrait être une source de réponse bien appréciable, mais sachant bien que ces derniers sont légalement définis comme souverains et leurs décisions irrévocables. Cela vaut le coup d'essayer.)
Une fois que vous avez effectué cette recherche sur les lacunes de votre profil de candidat, il serait ensuite intéressant de mettre tout en œuvre pour les combler. Le prochain chapitre donnera une première piste : la recherche de nouveaux stages.